Une version de ce texte parait dans la revue de la Société d’histoire et de généalogie de Verdun (SHGV), Les Argoulets (Décembre 2024 — Vol. 28, numéro 4).
Ceci est le deuxième d’une série de quatre (4) articles consacrés à l’histoire, aux origines et à l’avenir du Natatorium, situé au bord du fleuve, dans le parc de l’Honorable-George-O’Reilly, à l’ouest de l’arrondissement de Verdun.
La croissance au milieu de la Dépression
The Guardian, le journal hebdomadaire de la troisième ville de la province, se voulait l’organe de référence des élites commerciales, communautaires et municipales qui espéraient façonner le devenir de la jeune cité-banlieue du Sud-ouest montréalais. En parcourant les pages du journal de 1931 à 1940, nous sommes confrontés à la réalité déchirante d’une localité qui n’échappe en rien à la Dépression, mais qui, simultanément et paradoxalement, traverse aussi une décennie de croissance démographique [1], de consolidation dans sa maitrise territoriale et dans ses capacités de saine gouvernance [1-1].
D’un côté, on pouvait y lire chaque semaine à propos des plans et programmes des autorités pour pallier à la détresse dans la cité. D’un autre côté, The Guardian ne manquait jamais de récits sur Verdun, la communauté aux solidarités citoyennes multiformes. Celle-ci est faite de ménages précaires, mais résilients, qui s’en sortent grâce au mélange unique de services de proximité, municipaux, communautaires et commerciaux, stratégiquement localisés le long de ses artères. Pour l’agrément, un bord de fleuve accessible et de mieux en mieux aménagé.
Notre perspective est de faire une histoire des courants qui ont conduit à la matérialisation du Natatorium. On se concentre sur deux vecteurs locaux de transformation, son « Waterfront » et le « Y » de Verdun, tel que rapporté dans les pages du Guardian.
L’appel du rivage sur la « Cité du Progrès »
Tout commence à Verdun par cette intimité presque unique avec son bord de fleuve. Le pourtour urbanisé de l’île de Montréal est relativement proche de l’eau, mais c’est à Verdun que cette proximité se matérialise en accessibilité, à la fois publique, ouverte et attractive. C’est une forme de « villégiature municipalisée », qui n’existe nulle part ailleurs de cette façon.
Images 02 — Voici comment Verdun aimait se présenter à ses nouveaux résidents. Dans le triptyque vertical de la publicité « Welcome to our new residents », on y voit une cité résolument urbaine et développée (première image, en bas), mais qui ne perd jamais de vue sa perspective sur le fleuve (image du centre, avec le Quai de la Tortue, au bout de la rue Godin) et son boardwalk, pour l’agrément. En explorant la deuxième image, on peut y lire aussi le message de bienvenue (bilingue) du maire, Hervé Ferland, publié le 30 avril 1937. Les autres images sont un échantillon des pages de bienvenue aux nouveaux résidents. La dernière image (19 juin 1931), « The Mecca For Young and Old of Verdun », montre la piste de dance, « which resembles the dancing peer at Old Orchard Beach. Here we have in Verdun the very latest Pavilion on banks of the St. Lawrence River. » (Vous pouvez cliquer sur les images pour en apprendre plus)
Annuellement, autour du 1er mai, jour de déménagement et synonyme pour Verdun de l’arrivée de plusieurs centaines de nouveaux ménages, The Guardian publie une page de bienvenue [2]. Parfois, il y a un mot du maire [2-1], mais toujours, il y a des images invitantes de Verdun, autant de sa partie urbanisée que de son fameux « boardwalk » (voir les images 02).
En fréquentant assidûment ce boardwalk, surtout de la rue Willibrord au boulevard Desmarchais [3], qui se prolonge dans l’ouest jusqu’au Quai de la Tortue, au pied de la rue Riverview, les résidents de Verdun manifestent leurs volontés de maintenir ce contact avec le fleuve, de perpétuer leur communion avec le microclimat fluvial et les activités aquatiques qui s’y déroulent [3-1]. De plus, encore dans les années 1930, Verdun est une ville fortement concentrée dans sa bande riveraine (voir Image 01) et son bord de l’eau, même négligé, forme un contraste invitant avec le reste de la cité.
Images 03 — Une image fantaisiste de la plage de l’ouest de Verdun qui aurait existé, le temps d’un songe, en 1936. Cette même image sera en fait utilisée, deux ans plus tard, en 1938, pour faire la promotion des commerces et de la plage de Plattsburgh, NY! Éditorial qui plaide pour une plage, et qui joue sur la rivalité/jalousie avec nul autre que la capitale provinciale, Quebec City! Paru en bas à gauche de la première page, le 3 août 1934. (Vous pouvez cliquer sur les images pour en apprendre plus)
Mais tout ne se déroule pas que dans la joie. Les autorités font des appels annuels à la prudence [4]. La baignade « sauvage », sans surveillance, s’exerce partout le long du « riverfront ». Les appels aux autorités municipales afin de faire aménager une forme de « Coney Island » [4-1] (ou de Plattsburgh, NY [4-2]) font cheminer des idées de « wading pools », de plage ou même de piscine. La cité est invitée à les aménager directement dans les quatre « wards » ou idéalement « on the riverfront », justement. Dès 1931 [4-3], l’idée est lancée et se répète année après année [4-4]. Il faut attendre 1938 pour que l’idée de deux piscines au bord du fleuve, une dans l’est et une autre dans l’ouest, puisse émerger, en concordance avec l’auditorium [4-5]. La piscine au bord de l’eau dans l’est, au bout de la rue Rhéaume, est immédiatement abandonnée; ne reste que celle au bout de la rue Bannantyne, le long du boulevard LaSalle [4-6]. Deux étés plus tôt (1936) [4-7], un comité composé du maire, d’associations locales et de grandes entreprises avait contribué à la création d’une forme de « bathing beach » dans cette même zone. Son devenir est toutefois demeuré obscur (voir images 03).
Le Y de Verdun
Le « Southwestern YMCA », localisé au 1000 de la rue Gordon, est sans conteste l’organisme communautaire qui, dans les pages du Guardian, prend la place de leader dans le soutien aux ménages durant cette rude décennie de Dépression. Avec un édifice phare qui fait contraste, autant par sa fonction que par son gabarit, dans cette partie encore peu développée de Verdun, le « Y » est une institution dont l’influence dépasse sa mission nominale. En plus d’abriter plusieurs autres organismes d’aides à la communauté [5], le « Y » offre ses propres programmes de soutien [5-1]. Un facteur d’attraction en ces temps difficiles est indéniablement ses installations et équipements sportifs, et surtout, pour nous, sa piscine de « 45,000 gallons of filtered and purified water » [5-2]. Dans les pages du Guardian, le « Southwestern Y » trouve toujours le moyen de se positionner comme l’incarnation du meilleur des forces civiques. Sur ses comités de gestion est élue l’élite locale, et la diversité de ceux-ci [5-3] en dit beaucoup sur sa centralité pour Verdun. Dans les pages du Guardian, sa capacité à susciter une couverture constante, une exposition médiatique gagnée (« earned media »), solidifie sa crédibilité communautaire. La combinaison de ses placements publicitaires et de son exposition médiatique fait du Y un acteur de premier plan à Verdun et dont les activités pénètrent la plupart des classes de la population.
Images 04 — Le YMCA fait constamment la promotion de ses cours et de sa piscine dans les pages du Guardian. « Swim and Keep Fit », en particulier, est paru le 30 avril 1937, une date critique, puisque Verdun accueil toujours beaucoup de nouveaux résidents le 1er mai, jour universel de déménagement au Québec à cette époque. D’autres exemples de publicité YMCA à travers les années. La première image est une illustration parue dans The Guardian du fameux bâtiment du YMCA au 1000, rue Gordon (maintenant disparue). (Vous pouvez cliquer sur les images pour en apprendre plus)
Ainsi en est-il de son rôle dans l’apprentissage à la nage : comme moyen de diminuer les craintes des parents envers la relation facile que leurs jeunes entretiennent avec le « river front » [5-4]. En offrant la familiarisation au milieu aquatique dans un environnement contrôlé, le Y encourage un grand nombre de jeunes à apprendre les bases de la natation et à poursuivre l’entrainement jusqu’au niveau de « life-saver », si l’inclination existe [5-5]. Pour les enthousiastes de la forme aquatique, sa piscine intérieure est aussi un déflecteur quatre saisons par rapport aux « dangerous swimming holes » [5-6]. La grille tarifaire (de nominal à gratuit) témoigne du sérieux de son ambition d’éradiquer les risques de noyade.
Synthèse et suite
L’idée de bassins aquatiques signalés par un édifice phare, sur la rive du fleuve, est la résultante d’une décennie de pression, rapportée dans The Guardian sous diverses formes journalistiques (actualité courante, reportages, éditoriaux, commentaires). Elles sollicitent pour les résidents un environnement structuré et sécurisé pour la pratique des plaisirs aquatiques. Et pour que ce plaisir puisse bénéficier à toutes les couches de la population, le faire sous l’égide de l’autorité municipale était la voie qu’une « Cité de progrès » se devait de prendre.
Dans la suite de cette histoire des tendances ayant fait émerger la logique d’un Natatorium au bord du fleuve, nous verrons en quoi ce choix symbolise tout à la fois un contrôle étendu du territoire de la cité, la capacité d’une gouvernance sophistiquée et l’incarnation d’une maitrise d’œuvre avancée. Plus spécifiquement, nous y aborderons comment la ville a su relever les défis de la crise et le miracle que représentaient les programmes d’emploi municipaux, qui ont permis à des centaines de chefs de familles verdunoises de subvenir à leurs besoins durant la Dépression. Toujours en lisant les pages du The Guardian — The Leading Newspaper of the Third Largest City in the Province of Quebec.
Notes et références
[1] Population Increased by 4,000—The Guardian—Vol. IX. No. 26—Friday, June 25, 1937—Front Page; L’auteur souligne que c’est la plus forte hausse jamais enregistrée en 12 mois et que le prochain recensement indiquera probablement plus de 65 000 habitants. Le « director of finance » de la ville, J. R. French, attribue cette hausse aux nombreux ménages qui déménage pour profiter du faible taux de taxation et de l’excellent service d’autobus qui relie Verdun (au reste de la ville et aux centres d’emplois). Le maire, Hervé Ferland, tout en notant que « [the] city still had plenty of room to grow », assure que son conseil coopérera pleinement avec tout « building movement here. ».
[1-1] Nous aborderons ces deux derniers points dans le prochain chapitre.
[2] Welcome to Our New Residents—The Guardian—Vol. IV. No. 19—Thursday, May 5th, 1932—Page Five; Cette page regroupe la publicité de plusieurs commerçants de Verdun. La note éditoriale informe le lecteur que « stores merchandise prices equivalent to what may be seen on St. Catherine St. » et demande rhétoriquement « why take your money out of our city when as good a service & prices prevail in your immediate vicinity? ». En finale, « The Guardian suggests […] that you keep this page […]. ». Voir aussi les images 02.
[2-1] Welcome/Bienvenue/The City of Verdun/La cité de Verdun—The Guardian—Vol. IX. No. 18—Friday, April 30th, 1937—Page Ten; C’est dans ce mot de bienvenue aux nouveaux résidents que le maire, Hervé Ferland, et le greffier de la cité, A. J. Burgess, utilise l’expression « Cité de Progrès » ou « Progressive Verdun », dans le même message en anglais, pour parler de la quantité et de la diversité des activités qu’il est possible de trouver à Verdun.
[3] City Council Orders Section of Boardwalk Repaired Immediately—Over $12,000 Will Be Spend for Improvements Between Willibrord Avenue and Desmarchais Boulevard—The Guardian—Vol. VIII. No. 20—Friday, June 12, 1936—Front Page; On retient surtout à la lecture de l’article que cette portion du Boardwalk se dégrade à un rythme plus élevé qu’à l’est de Willibrord ou à l’ouest de Desmarchais. Dans les deux cas, des lacunes en matière de propreté et un manque d’aménagement seraient en cause. Over 450 Men Transforming Dump at Verdun Riverfront Into Beautiful Family Park—Will Eventually Extend West as Far as Willibrord Avenue—Small Playground With Ample Equipment will be Added—The Guardian—Vol. 3, No. 27—Friday, July 3, 1931—Front Page; Cette article parle des condition déplorable du bord de l’eau à l’est de Willibrord. La « dump » dont il est question ici commence au bout de la rue Hickson. Ces conditions n’étaient toujours pas remédié en 1936; elles le seront seulement après la construction de l’aréna, en 1939.
[3-1] Voici un échantillon de titres qui témoignent de ces activités courues à travers les années : Victoria Day on Boardwalk—22 mai 1931; Swimming Meet is Successful—2 septembre 1932; Now Open—Boardwalk Dance Pavilion—8 juin 1933; Ten thousand spectators see City of Verdun first annual swimming meet on Labor day—7 septembre 1933; Swimming meet will take place Monday sept. 3rd—2nd annual affair will again take place at La Tortue Wharf—24 août 1934; Swimmers stage annual meet last Monday—Thousands of Spectators—7 septembre 1934; Annual regatta of yacht club on August 2nd—24 juillet 1936; Huge crowd lines shore at Regatta—7 août 1936; Verdun yacht club’s fifth annual regatta is staged with éclat—8 septembre 1939;
[4] Voici un échantillon de titres qui témoignent de ces appels à travers les années : Chief Dubeau Issues Warning To Swimmers—24 avril 1931; Don’ts For Swimmers And Non-Swimmers—22 juin 1933; Drowning Death-Rate Low Here Despite 4 Mile Water-Frontage—Only One Recorded For Season—Two In 35 and 34—Four Last Year—Warns of Dangers of Skating On River—10 décembre 1937; Verdun Contribute Yearly To Mounting Drowning Death List—Annual Toll In Province Approximates 300—One Cure Is Seen To Check Increasing Casualties—Everyone Should Learn To Swim—4 mars 1938; Police Director Warns Not To Play In Streets—As Well As Advising the Children (Against) Swimming At Verdun’s Waterfront—17 juin 1938; Bathers Told Not To Swim In Lone Spots—21 juillet 1939;
[4-1] Local Residents Sought Access to Riverfront—Beach Would Have Been Well Patronized in Heat of Dominion Day—The Guardian—Vol. 3, No. 27—Friday, July 3, 1931—Front Page; On peut lire dans l’article que : « Many sought the cooling breeze of the St-Lawrence River on Dominion Day (1er juillet) […] by parading along the Boardwalk. […] As many as possible went in swimming and others went boating […] It was the kind of day the residents would have enjoyed a beach along the Riverfront. Had a miniature Coney Island existed; the residents would have sought relaxation and pleasure there ». Et un an plus tard : Residents Seek Cooling Breezes—Bathing Facilities On Water Front Would Be Appreciated—Swimming Pool?—The Guardian—Vol. IV. No. 34—Friday, August 19, 1932—Front Page; On lit : « Had a miniature Coney Island existed […] been suggested for many months that a beach and pool be constructed on the waterfront and tentative plans were at once time drawn up […] has been suggested that plans be made to provide bathing facilities next season […] it is expected that some municipal organization will take up this question in the near future ».
[4-2] Plattsburgh Welcomes Canadians May 24th—The Guardian—Vol. X. No. 20—Friday, May 20, 1938—Page Six; Une demi-page de publicité et au centre, la photo noir et blanc d’une plage bondée et ensoleillée. Le texte central se lit : « Historic… Atop the Empire State… The centre of the Lake Champlain… Adirondack… Canadian Border resort area… Offers… Finest bathing beach in northern New York… Excellent hotels… Fine stores… Golf… Unsurpassed scenic views… Visit Ausable Chasm… One of the world’s wonders. » Mais la meilleure? « Canadian money taken at par in Plattsburgh ». Comment résister?
[4-3] Council Plans Wading Pools for Each Ward—Question Was Considered at Monday Meeting But Was Left in Abeyance—River Unsafe—Matter Will Probably be Satisfactorily Disposed of at Next Session—The Guardian—Vol. 3, No. 31—Friday, July 31, 1931—Front Page; Dans l’article, on peut lire : « Acting at the request of a large number of Verdun citizens […] the need of wading pools for local children […] Demanding action on the question of the Riverfront, with its inadequate facilities, is not safe for children to seek cooling waters […] Intention of the council to place pools in each of the four wards ». Et en 1934 : Why Not Borrow?— The Guardian—Vol. VI. No. 30—Friday, August 3, 1934—Front page; Dans un encart bien en vue, en première page et sous la forme d’un éditorial, avec une police de caractère lourde à l’encre noire accentuée, on y demande : Si Quebec City peut emprunter 3,5 millions $ pour son ‘Ancient City’, pourquoi Verdun ne pourrait-il pas emprunter 1 million $ pour faire de son Waterfront « a place of beauty »? Et ajoute : « The City of Verdun is the logical spot for an outdoor beach »; (voir images 03).
[4-4] Wading Pool is Being Erected—Enclosure 150 by 200 Feet Under Construction At Foot of Desmarchais Blvd—The Guardian—Vol. IV. No. 31—Friday, July 29, 1932—Front Page; L’article comporte de nombreuses ambigüités et il demeure difficile de confirmer l’histoire de cette pataugeoire au bord de l’eau. Durant environ deux ans, on trouvait en première page la chronique d’observation et d’opinion locale The Loud speaker. Dans un paragraphe de cette chronique parue le 23 août 1935, le journaliste (anonyme, toujours) mentionne que le dernier dimanche, plus de 35 000 personnes on profité du « water front » de Verdun et conclut que « … a big outdoor swimming pool… built on the river front… would be appreciated by the residents ». Nul doute!
[4-5] Important Items are Discussed by City Council—The Guardian—Vol. X. No. 15—Friday, April 15, 1938—Front Page; On y apprend les nouvelles suivantes : « discussed was the construction of two open-air baths (east-west) […] widening of LaSalle Boulevard from Riverview Avenue […] a park on the waterfront, from Riverview Avenue to the western limits of the city […] Immediate construction of a stadium on Hospital Park with a seating capacity of 3,000 ». Quelques semaines plus tard : Stadium Mentioned in Works Project—City Administrators Submit Works Program to Quebec Government—The Question of Building a Stadium Revived—Swimming Pools Mentioned In Program as Well […]—Playground Improvements Also Sought—The Guardian—Vol. X. No. 18— Friday, May 6, 1938 — Front Page; En résumé, l’article nous apprend : « For a cost [total] of more than $500,000 ($10,300,540 en dollars de 2024) […] Widening and paving of LaSalle from the Verdun Protestant Hospital to the Western limits of the City […] Point 4 : Construction of an open-air swimming pool at Rhéaume Avenue and the Riverfront […] Point 5 : Construction of an open-air swimming pool on the Riverfront at Bannantyne street and LaSalle Boulevard […] ».
[4-6] City Council Endorses Auditorium—Alderman Set Aside Money for Building; Other Projects Vote—Total Estimates Reach $863,500 ($18,193,484 en dollars de 2024)—Auditorium to Cost About Quarter Million—$170,000 ($3,709,963) Set Aside for Swimming Pool and Snow Removal Will Take $230,000 ($5,143,207)—The Guardian—Vol. X. No. 26—Thursday, June 30, 1938—Front Page; En résumé, l’article nous apprend : « Auditorium will also be a civic center […] Will cost $225,000 ($4,740,000) […] Bath at Bannantyne and LaSalle at a cost of $170,000 ($3,709,963) […] Also decided to develop a park on the riverfront for a cost of $24,000 ($494,425) […] Construction of a asphalt promenade on the riverfront from Riverview Avenue to Greenshield’s property, with ornamental fence and lights, $41,000 ($916,832) […] Construction of a wading pool in hospital park, $11,000 ($235,474) ». Plusieurs autres sommes pour des travaux publics municipaux.
[4-7] Bathing Beach Planned for Verdun—City Funds Play No Part in Project—Association and Public Bodies to Undertake Venture at Own Cost—The Guardian—Vol. VIII. No. 24—Friday, July 10, 1936—Front Page; En résumé, l’article nous apprend que le projet est essentiellement privé, mais soutenu par les autorités publiques. À sa tête, un comité spécial formé par le maire, Hervé Ferland, et un ancien alderman, homme d’affaires bien en vue à Verdun, Casimir Allard. Pour la fourniture en matériel, le comité à la coopération d’associations locales, de la Montreal Tramways Company et de la Montreal Light, Heat and Power Consolidated. Dans l’édition de la semaine suivante, on proclame : ‘Beach Week’ Commences on Tuesday—Mayor Hervé Ferland Will Lead Voluntary Workers in Construction of Project—The Guardian—Vol. VIII. No. 25—Friday, July 17, 1936—Front Page; Pour résumer, l’article nous confirme : Construction of a children bathing beach on the Riverfront, from the foot of Riverview Avenue, near LaTortue Wharf; Montreal Tramway Company to supply gravel sand to form a foundation for the beach. Une autre semaine après : Many Present to See Beach Get Underway—Voluntary Workers Assembled at La Tortue Wharf Tuesday to Commence Project—The Guardian—Vol. VIII. No. 25—Friday, July 24, 1936—Front Page; L’article nous apprend que : les travaux commencent avec plus de 1 000 « onlookers »; on construit la surface de baignade avec de la gravelle et du sable fourni par la Montreal Tramway Company et que la cité est en négociation avec la province pour avoir des installations plus élaborées. Finalement, ces négociations avec la province ont dû conduire à quelque chose, puisqu’à la fin septembre, on trouve : Survey Made of Site of Beach—Mayor, Four Aldermen and City Engineer Made Special Investigation Yesterday—The Guardian—Vol. VIII. No. 34—Friday, September 25, 1936—Front Page; L’article n’est pas clair où s’est effectué le « survey », mais précise que le projet inclut : « [the] site of the proposed beach to be constructed as a public works project […] complete plans of the undertaking have been prepared and will be forwarded to Quebec […] explaining every detail relating to the construction of the beach ».
[5] Annual Report of Local YMCA Shows Decline of Average Membership—Statement Was Prepared By Executive Secretary—Considerable Interesting Data Revealed—Extension of Y Work Was Provided Last Season—Three Clubs Were Organized—The Guardian—Vol. 3, No. 21—Friday, May 22, 1931—Page Five; Dans l’article on apprend : Environ 1,050 membres en moins, “big fall due to restricted finances”. Le bâtiment est disponible à plusieurs groupes communautaires; “Work [of YMCA] extended to senior men, young men, women and girls, boys and family groups” […] Swimming most popular for women; Art classes; mixed activities.
[5-1] Extensive Fall Program Ready at S’western “Y”—Season’s Activities Will Officially Commence on Monday, October 3—Schedule Released—Reduce Rates for Community—Unemployed Will Be Accorded Use of Facilities—The Guardian—Vol. IV. No. 40—Friday, September 30, 1932—Front Page; L’article nous apprend entre autres que : Le Y va maintenant fermer à 23 h au lieu de 22 h […] « two evenings for mixed play and one each for men and women […] Swimming pool schedule extended, more than last year […] classes in life-saving, advanced swimming and diving […] mixed swim on Friday evenings […] 10% discount for all new members and renewals in October […] Special monthly membership rate to those desiring it ». YMCA Facilities for All Unemployed—The Guardian—Vol. VII. No. 44—Friday, November 8, 1935—Page Five; L’article nous apprend que : « […] contemplated programme [of] recreational activities [but also] work will be carried on in the field of Adult Education and an employment Bureau Service for temporary jobs and enlistment of young men in permanent vocations will be set up ». YMCA Employment Bureau—The Guardian—Vol. VII. No. 46—Friday, November 22, 1935—Page Three; C’est une publicité en bas de page (voir illustration) et les lettres « YMCA » sont utilisées pour passer le message : « You may need a little help […] Men who are skilled and reliable […] Call the Y.M.C.A. […] At any old time, for any old job […] ». Many Activities Now Taking Place in Local Y.M.C.A.—Events Arranged Especially For The Unemployed Are Proving To Be Popular—The Guardian—Vol. VIII. No. 6—Friday, February 7, 1936—Front Page; L’article mentionne que : « a number of bursaries for free tuition have been secured in shorthand, typewriting, bookkeeping, and […] the boys are completing their high school work » et aussi : « this followed by a programme in the swimming pool in which life-saving, special swimming events and water-polo are participated in ». Program Of “Y” Vacation Club Is Announced—Thirty Young Men and Women to Act as Councillors of The Various Groups—The Guardian—Vol. VIII. No. 21—Friday, June 19, 1936—Front Page; L’article de première page informe les intéressés que : « The purpose of the Summer Vacation Club is to give girls and boys, ten years of age and over, purposeful fun and a wholesome and profitable summer experience ». Southwestern Y Plans Busy Program of Events For Unemployed Girls—The Guardian—Vol. XI. No. 10—Friday, March 10, 1939—Page Three; L’article en page trois nous informe que : « The Program is being arranged around the needs of girls as revealed in individual interviews with them […] emphasis is to be placed on the vocational and job-finding problems of each girl [and a] health and recreation program, which included gym, swimming […] was necessary ».
[5-2] Cette quantité en gallons est donné dans une publicité (page deux) paru le 8 juin 1934. Local “Y” Officials Stress Swimming—The Guardian—Vol. VII. No. 39—Friday, October 4, 1935—Page Seven; Une petite colonne en haut de page qui dit simplement : « one of the finest pools in the city. It is 60 × 20 feet and contains approximately 35,000 gallons of clear water, which is being constantly filtered and electrically chlorinated […] there is no reason why anyone should be a non-swimmer when summer comes around again ». On note la divergence par rapport au nombre de gallons d’eau dans la piscine. Pool at YMCA is Now Made Sound-Proof—Changes Are Now Complete With Improvements—Pool Open—The Guardian—Vol. XI. No. 21—Friday, May 26, 1939 —Front Page; Le résumé des améliorations à la piscine intérieure du YMCA est : « Structural changes in YMCA pool, now one of the finest on this continent […] Elimination of the din that accompanies indoor swimming […] Modern features: electrical chlorination and thermostatic control making for controlled temperature of both the water and the room […] Special non-member swims daily at very modest fee; four-month membership for a modest rate ».
[5-3] Verdun “Y” Elect Officers—The Guardian—Vol. V. No. 24—Thursday, June 15, 1933—Front Page; Les comités sont : « The following standing committees were appointed: Membership, House and Grounds, Library, Foreign Service, Boys’ Work, Committee on Services to Unemployed, Informal Education, Billiards and Lunch Counter, Recreational, Social Work, Executive Committee ». Élus aux comités, plusieurs noms d’édiles locaux bien connus : Henry Hadley (ingénieur de la cité), Chief A. Dubeau (police de Verdun), Ed. Wilson (alderman et future maire), Chas. Manning (ancien maire), Chas. M. Allen (ancien maire).
[5-4] Learn to Swim at S’western “Y”—The Guardian—Vol. V. No. 21—Thursday, May 25, 1933—Page two; L’article nous apprend que : chaque année, plusieurs « boys and girls » se noient […] Plusieurs accidents évités si jeunes savaient nager — « knowledge of the art of swimming » […] “Y” conducting a “Learn-to-Swim” campaign for boys over eight from June 8th to June 17th […] No charge so any boy will have opportunity […] Registration limited so boys should get application at once.” Des cours pour filles s’ajouteront à partir de 1936 seulement.
[5-5] Many Children Learn to Swim by “Y” Methods—Free Swimming Campaign Conducted in Summer at Southwestern—The Guardian—Vol. XI. No. 15—Friday, April 14, 1939—Front Page; Cet article nous apprend que : « The numbers of people saved from the treacherous currents of the St. Lawrence River speak clearly for the life-saving instruction given by the YMCA to Verdun Police Force ». En 1938, 851 jeunes garçons et filles avaient appris à nager; campagne de cours gratuit dans les écoles publiques anglophones avec un taux de réussite de 92,3 %. À ce moment, il y a 600 inscrits pour la campagne des cours de nage estivale.
[5-6] YMCA Helps Safety Drive—Adopts Provincial Safety Slogan Summer Program—Vacation Club Begins June 27—The Guardian—Vol. X. No. 23—Friday, June 17, 1938 —Front Page; L’article informe que : « Public Safety begins with you! —The slogan used by the Provincial Government […] might readily be adopted by the YMCA […] Removed from the hazards of the busy city streets and dangerous swimming holes, the children may find freedom, while the parents enjoy a sense of security ».